Assoiffés de culture, à fleur de peau, exigeants… On décrypte le profil de ces enfants «HP». Baptisé aussi surdoué ou précoce, l’enfant «haut potentiel» bénéficie d’un QI de 130 ou plus. Il se distingue par une pensée non linéaire, dite «en arborescence», souvent fulgurante, et il ne raisonne jamais en passant d’un point A à un point B, d’où la difficulté de suivre les consignes scolaires. Il est hypersensible, à fleur de peau, et rencontre parfois des difficultés relationnelles. Ses sens (vue, olfaction…) sont souvent exacerbés.
Souvent, cet enfant souffre de dyslexie, dysgraphie (difficulté à former les lettres), dyspraxie (grande maladresse) ou de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il arrive que ce manque de concentration soit déjà un début de décrochage dû à l’ennui. Selon les chiffres, un tiers des enfants précoces sont en échec scolaire.
Selon une étude menée aux Etats-Unis, le cerveau des enfants qui passent beaucoup de temps sur les écrans est modifié. Face à cet habile négociateur, il faut maintenir un cadre ferme (savoir dire «stop» à leur argumentation, rester cohérent). On peut l’aider à développer des habiletés sociales et émotionnelles, en décodant pour lui les codes sociaux. Ne le surchargez pas d’activités, mais privilégiez les loisirs créatifs (y compris sur le plan scientifique). Ne perdez pas une occasion de souligner le positif.